top of page
papermachine1-01.gif
du faconnage title.png

Le XIXème siècle marque une rupture majeure dans l’histoire du papier. Héritier d’une tradition artisanale pluriséculaire fondée sur le façonnage manuel, le papier entre alors dans une ère industrielle dominée par l’usinage, c’est-à-dire la production mécanisée, perfectionnée et continue. La mécanisation progressive du processus de fabrication se caractérise principalement, par une forte croissance quantitative des papiers façonnés, mais également, par des altérations en profondeur des structures productives, des formats normalisés, des coûts et des usages sociaux du papier. Cette mutation, emblématique de la révolution industrielle, bouleverse ainsi, non seulement les procédés techniques, mais aussi les matières premières, l’organisation spatiale des ateliers et l'émergence de nouveaux usages culturels et sociaux du papier.

 

En dépit de ces transformations majeures, les grandes étapes de ce procédé technique conservèrent la séquence d'enchainement des phases de production, tout en subissant un perfectionnement constant, à but d'une production davantage efficace et variée.

LES GRANDES PHASES DE LA PRODUCTION PAPETIÈRE

Précédées par des phases préliminaires de triage et de délissage, ces deux premières phases de préparation, consistent en la transformation des matières premières en une pâte molle et humide nécessaire à la production du papier. Entrepris grâce à des procédés mécaniques et chimiques, un lavage à but d'éliminer les impuretés, puis un raffinage par broyage, permettent d'améliorer la qualité des fibres et à produire une mâche souple et maniable. 

Souvent précédées par une phase de blanchissement chimique opérait dès la fin du XVIIIème siècle, différentes colles furent élaborées au fil du temps afin d'assurer l'adhésion des fibres. De provenance animale, végétale, ou simplement à base d'eau, ces liants permettent la consolidation des matières premières dans le but de former un substrat cohérent et homogène. La colle permet ainsi en quelques sortes de définir deux des caractéristiques physiques importantes du support papier, celles de l'élasticité et de la durabilité. 

À l'aide d'un pressage manuel ou mécanique, vertical ou rotatif, la pâte munie de son liant, est transformée en une fine couche comparable à une lamelle. Par évacuation de l'humidité et renforcement de la cohésion des fibres, cette étape permet ainsi le passage d'une matière molle presque liquide à un support solide néanmoins assez plastique. Cette phase est suivie par une autre phase, celle du séchage. Grâce à une simple exposition à l'air et au soleil, ou grâce à un passage à travers une série de cylindres chauffants, la feuille obtenue est déshumidifiée afin d'atteindre sa texture finale. 

Le papier fini est ultérieurement soumis à un découpage afin de dimensionner librement le produit obtenu. Cette phase de définition, permet également d'assurer la finition de ce support en rectifiant les bords irréguliers des papiers finis. Une dernière phase, emblématique du tournant de siècle en question, fut l'enroulement grâce à de grandes bobines. Technique de compactage qui n'existait pas auparavant dans la production artisanale manuelle, le bobinage ou l'embobinage, fut élaboré afin de protéger l'apparence de ce produit assez fragile lors de son transport vers des unités industrielles adjointes, afin de subir d'autres transformations tel que la reliure ou l'impression.

THROUGH THE INDUSTRIALISATION GLASS, AND WHAT CHARTA FOUND THERE

À travers le miroir de l'industrialisation, et ce que CHARTA y trouva

click.png

Bibliographie

  • BUTTLER Frank, The Story of papermaking, An account of papermaking from its earliest known record down to the present time, J. W. BUTLER paper company, Chicago, 1901

  • DAUMAS Maurice, « Histoire générale des techniques, Tome III : L'expansion du machinisme », Revue d'histoire des sciences , 1971, pp. 485-498

  • HUBBE Martin, BOWDEN Cindy, « Handmade paper: A review of its history, craft, and science », BioResources, vol.4, 2009, pp. 1736-1792

  • HUNTER Dard, Papermaking: The History and Technique of an Ancient Craft, Alfred A. Knopf, New York, 1947
     

© TPTI18, Charta Ex Machina

bottom of page