Du Manuel au Mécanique
Comme le souligne le catalogue de l’exposition L’Aventure des écritures, la fabrication manuelle du papier avant la mécanisation, reposait sur un façonnage artisanal exigeant, lent et hautement spécialisé, mobilisant des gestes codifiés et une chaîne de production humaine. Ce cycle de production, pouvant s’étendre sur plusieurs semaines, rendait le papier coûteux, limité en termes de divulgation et réservé à des usages officiels, religieux ou savants.
La mécanisation progressive des phases de production, permit d'augmenter graduellement ces rendements en substituant la lenteur humaine de l'artisan muni de son outil, par l'efficience de diverses machines-outils, dont la pile hollandaise. Cependant, l'alimentation des machines s'opérait toujours manuellement.
L'industrialisation papetière atteint, à une troisième instance, son apogée en termes de mécanisation, avec L’invention de la machine à production du papier en continu. Cette immense machinerie mécanique, électriquement alimentée, permit d'entreprendre la totalité du processus sans aucune intervention humaine et en production ininterrompue.



PL 2 : PLANCHE II - Cylindres propres à la fabrication du papier, servant à la trituration des pâtes.
PL 3 : PLANCHE III - Ensemble d'une machine à papier perfectionnée. (GRAND MODÈLE)
PROUTEAUX Albert, Guide pratique de la fabrication du papier et du carton (Nouvelle édition), J. Hetzel, Paris, 1885







